
Vous rêvez de chanter en chorale, mais vous vous dites :‘Je ne sais pas lire la musique… je ne suis pas fait(e) pour ça’ ? Rassurez-vous : vous avez tout à fait votre place— même sans solfège. Dans presque toutes les chorales d’amateurs, une grande majorité des choristes ne connaissent pas ou connaissent peu la musique. Ce qui ne les empêche pas d’avoir un résultat époustouflant.
Qu’est-ce que le solfège ?
Le dictionnaire « Le Petit Robert » propose la définititon suivante : « Etude des principes élémentaires de la musique et de sa notation ».
C’est aussi l’art de déchiffrer les notes sur une portée, de reconnaître les intervalles, les rythmes, les accords… bref, la ‘lecture musicale’.
Personnellement, je définis le solfège comme étant l’orthographe et la grammaire de la musique. Et oui ! La musique est une langue au même titre que le français ou l’anglais. Et dans chacune des langues, il y a de la grammaire à apprendre !
Pourquoi le solfège n’est pas obligatoire lorsque vous débutez en chorale ?
Quand vous étiez enfant, vous n’aviez pas besoin de connaître la grammaire pour parler. Vous imitiez, vous répétiez, vous vous exprimiez — et vous étiez compris(e). En chorale, c’est pareil : vous apprenez à chanter ‘à l’oreille’, en reproduisant ce que vous entendez.
Chanter en chorale sans solfège est tout à fait possible. L’objectif de chanter en chorale est le plaisir, l’harmonie collective. Pas la peine de chercher la performance technique individuelle.
Quelles sont les alternatives au solfège en chorale ?
- À l’oreille : Le chef de chœur chante une phrase, vous répétez. C’est comme apprendre une langue en écoutant des natifs.
- Avec des audios : Beaucoup de chorales fournissent des pistes audio par pupitre (soprano, alto…). Écoutez-les en boucle chez vous !
- Partitions simplifiées : Des partitions avec seulement les paroles et des flèches (« monte », « descend ») existent.
- L’accompagnement du chef : Il vous indique les entrées, les nuances et le rythme avec ses gestes et sa voix. »*
Anecdote
Monique chante en chorale depuis près de 40 ans. Elle n’a jamais appris la musique. Mais avec l’expérience qu’elle a acquise en chorale, elle sait repérer si une mélodie monte ou descend, si le rythme est lent ou rapide. Aujourd’hui, elle est très sûre et maintient le pupitre où elle chante alors qu’elle ne connaît pas le solfège.
Conclusion
Le solfège, c’est comme savoir réparer une voiture pour conduire. C’est utile, mais pas obligatoire !
Ce qui compte vraiment, c’est votre oreille, votre sens de l’écoute, votre régularité et votre motivation.
La chorale, c’est d’abord de la joie, des rencontres, de la musique partagée.
Alors, qu’est-ce qui vous retient encore ? Une peur, un doute, une croyance ? Partagez-le en commentaire — je vous répondrai personnellement. Et si vous avez déjà franchi le pas… racontez-nous votre expérience !
